Hector Garoscio travaille à partir de ce qui reste. Sculpteur, photographe et musicien, il développe depuis plusieurs années un corpus d'œuvres traversé par une question centrale : comment inventer ses propres protocoles de passage dans un contexte culturel où les formes collectives de deuil et de relation aux morts se sont progressivement érodées ?

C'est dans cette recherche sur les formes que prend la survivance des objets, des gestes et des matières — non comme un travail de deuil au sens thérapeutique — que s'inscrit un corpus né de la perte de ses parents. Des pièces mécaniques héritées de son père deviennent des reliques contemporaines où des images photographiées dans les profondeurs de cénotes mexicains se logent dans des cylindres de moteur. Le bruit noir d'un drone pour guitare sature l'espace d'un om funèbre. Ces équivocités composent une pratique dont la cohérence tient à une logique d'exsurgence : où les formes remontent à la surface, depuis le fond opaque de la mémoire.

hectorgaroscio@gmail.com